« STOP PUB » ou « OUI AUX PROSPECTUS » ?

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Image by Wolfgang Eckert from Pixabay

Faut-il refuser les prospectus en posant un autocollant STOP PUB sur sa boite aux lettres, ou bien les accepter en le notifiant clairement ?

 

Bien plus qu’une simple question de sémantique, n’est-il pas temps de changer ce qui est la norme ?

En effet, la démarche « par défaut » reste celle d’accepter la publicité, et de faire un acte volontaire pour ne pas en recevoir.

Le STOP PUB a une efficacité plus ou moins réelle selon les lieux

40 kg de déchets en moins par an et par boite au lettre depuis 2004 : le STOP PUB, issu d’une initiative citoyenne reprise par le ministère de l’environnement est une vrai avancée, et un vrai succès.

Mais en janvier de cette année, dans une interview pour BFM.TV, la présidente de zéro waste France, madame Flore Berlingen, confirmait que l’autocollant n’et pas toujours respecté. La norme reste la distribution systématique, la refuser est un acte volontaire qui ne sera pas forcément respecté par les distributeurs.

Et pour mémoire, la plainte de Zéro Waste France contre Intermarché et Pizza Hunt qui ignoraient l’autocollant a été classée « sans suite » par la justice le mois dernier.

Donc la loi, c’est la loi… Mais pas encore totalement lorsqu’il s’agit de nous polluer avec des publicités non sollicitées.

N’avons-nous pas pris le problème à l’envers ?

Comme souvent lorsqu’il est question d’écologie, nous avons commencé par nous demander comment limiter / arrêter le flux de prospectus dans nos boites aux lettres.

La démarche semble logique : je ne veux plus de prospectus, je mets un STOP PUB sur ma boite.

Mais dans cette optique, le comportement par défaut reste celui d’une publicité acceptable par la majorité, voir souhaitable.

L’étape d’après le STOP PUB

15 ans plus tard, les mentalités ont beaucoup évolué. La prise de conscience de nos modes de fonctionnement sur notre environnement – notre empreinte écologique – n’est plus réservée à un groupe de joyeux excentriques, et la jeunesse de tous les pays d’Europe nous demande de faire autrement.

Il est temps de changer notre modèle de fonctionnement et de mettre en place un nouveau schéma par défaut. Celui qui dit tout simplement que le publicité dans nos boites n’est pas souhaitable.

La nouvelle règle serait ainsi de ne pas accepter les prospectus, sauf si un autocollant les réclament explicitement sur les boites aux lettres.

Et vous, vous êtes satisfait du schéma « STOP PUB » ?

Et vous, qu’en pensez-vous ? Faut-il rester dans le schéma actuel et refuser sciemment les prospectus, ou passer dans un mode ou la règle par défaut est le refus des prospectus à moins de l’indiquer clairement sur sa boite aux lettres ?

Merci de prendre quelques secondes pour répondre à la question ci-dessous en cliquant sur le formulaire : une seule question pour savoir où nous en sommes aujourd’hui.

STOP PUB ou plus

 

 

 

Trop de prospectus dans nos boites aux lettres – chapitre 2

Le sujet revient fréquemment dans les médias. Trop de prospectus dans nos boites aux lettres, trop de déchets généré par les grandes enseignes « pour rien »

10 mois après le dernier débat sur le sujet, quelle est l’évolution des chiffres ?

Il y a 10 mois, il y avait trop de prospectus dans nos boites aux lettres

L’article de la revue Que Choisir est toujours disponible en ligne : https://bit.ly/2yL56Li

Le principal intérêt de cet article était de mettre en avant non seulement le cout écologique de ces prospectus, mais aussi le cout économique, notamment celui qui est supporté, au final, par le consommateur – Oui, c’est vous et moi qui finançons ces campagnes puisque nous sommes la principale source de revenu de ces magasins.

Et c’est encore dans nos impôts locaux que se répercute le cout de traitement de ces déchets. Vous emmenez le prospectus à la poubelle de recyclage ? Bien. Mais qui emmène ensuite la poubelle jusqu’au centre de retraitement ? Le transport a un cout pour la collectivité, et le traitement aussi.

Moins de prospectus dans nos boites aux lettres 10 mois plus tard ?

La situation a-t-elle évoluée depuis cette enquête de fond ?

Si Monoprix a annoncé l’arrêt de cette forme de communication en début d’année (voir notre article en lien : https://bit.ly/2JwIC62) cette chaine n’était pas sur le podium des distributeurs de prospectus.

Il y a bien sur le STOP PUB. En place depuis 2004, il est apposé sur environ 20% des boites aux lettres en France.

STOP PUB et prospectus dans nos boites aux lettres
Pour lutter contre le trop plein de prospectus dans nos boites aux lettres… Lorsque le STOP PUB n’est pas respecté

Mais là encore, le respect de la demande du citoyen est diversement respectée. J’ai la chance de vivre dans une commune où le STOP PUB sur ma boite m’assure qu’aucun prospectus ne sera déposé dans ma boite aux lettres. Mais ce n’est pas le cas partout.

Pourtant, son respect est une obligation.

Pour citer les informations disponibles sur le site STOP PUB : « En application de l’art. R633-6 du code pénal, déposer des publicités dans une boîte aux lettres qui dispose d’un STOP PUB revient à déposer des objets de quelque nature qu’ils soient sans l’autorisation de celui qui a la jouissance de la boîte aux lettres. Cette infraction est punie d’une contravention de 3ème classe (450 euros), amende multipliée par 5 si cette infraction est commise par une personne morale (société, organisme, etc.) comme le précise l’art. 131-38 du code pénal. »

Vous le saviez ?

Vous le faites respecter ?

Il est triste de constater que le site a du mettre à disposition des affiches de rappel à la loi… et des formulaires de plainte. C’est à nouveau à l’usager de la boite aux lettres de faire la démarche, une deuxième fois.

Quelles sont vos idées pour réduire encore cette pollution, sans avoir besoin de recourir à la loi ? Partagez vos idées en commentaires.

Semaine du compostage – 5 astuces pour éviter de gaspiller les fruits et les légumes

Nous sommes au milieu de la semaine du compostage… Qui dure 2 semaine cette année.

De nombreuses initiatives sont proposées partout en France, et la liste est consultable sur le site https://www.semaineducompostage.fr

Mais le compostage est-il la solution miracle ? Si nous adoptons des vers sur notre balcon ou dans notre cuisine, c’est toujours à nous de définir ce que nous mettrons dans notre compost.

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Le compostage c’est 20% de volume de moins dans les poubelles. Mais attention à ne pas en faire un alibi pour oublier le gaspillage alimentaire.

Le compostage réduit en moyenne de 20% le volume de notre poubelle

Ces chiffres sont ceux de l’ADEME. Tout foyer commençant à composter voit sa poubelle réduire de 20% en moyenne.

Insuffisant si l’on est dans une démarche 0 déchets, mais c’est un pas important dans la bonne direction.

Surtout que ces déchets, 100% organiques, sont une source d’énergie qui ne sera pas perdue.

Mais attention, composter ne doit pas nous amener à jeter plus

Il y a souvent un effet pervers lorsque l’on adopte le composteur. C’est en effet un moyen de se dédouaner des conséquences du gaspillage alimentaire.

Si l’on continue d’acheter des fruits et des légumes que finalement on ne consomme pas, remplir le compost plutôt que la poubelle est une avancée sur la gestion des poubelles, mais pas sur la surconsommation en général.

Les fruits et les légumes achetés frais ne sont pas passés par un processus industriel qui les rend artificiellement résistant au temps qui passe. Ils pourrissent. C’est leur processus de dégradation normal.

5 astuces pour éviter de gaspiller les fruits et les légumes

  1. Faire une liste avant d’aller faire les courses : Cela permet de vérifier ce que l’on a encore, et de planifier les repas des jours à venir. Ainsi, on n’achète que ce dont on a réellement besoin. Et si on craque sur un produit « confort » pas prévu – ça nous arrive à tous, il suffit de diminuer la liste d’une portion de produit plus sain.
  2. Aller au marché plutôt qu’au supermarché : Les tentations sont moins nombreuses, même s’il est encore possible de « craquer » sur trop de produits différents.
  3. Laisser la corbeille de fruits sur le comptoir : Mettre ses fruits en visibilité, c’est les avoir sous les yeux au moment de préparer le repas, ou encore au moment où frappe une petite faim. Plutôt que d’aller vers les gâteaux emballés (et qui se conservent presque éternellement….) les fruits sont là et n’attendent qu’à être croqués.
  4. Faire des compotes et des soupes : Personnellement, j’ai toujours une pomme et une pomme de terre sous la main. Si certains produits s’abiment, pourrissent plus rapidement que prévu, j’ai toujours la possibilité de faire une compote avec les fruits, ou une soupe avec les légumes.
  5. Renoncer au frigo : C’est un peu extrême ? Pourtant nos fruits et nos légumes n’ont rien à y faire. Les oeufs non plus d’ailleurs. Ainsi, le frigo ne sert que pour la viande et les laitages, ainsi que tous les produits manufacturés. Si vous n’êtes pas végétarien, optez pour un frigo plus petit, et laisser vos légumes à l’extérieur.

Je suis une éco-terroriste, je roule à 110km/h pendant les pics de pollution

Vendredi 1er mars, entre Chambéry et Lyon.

Partout, les panneaux de l’AREA annoncent un pic de pollution, et une limitation de la vitesse à 110km/h (avec contrôle radar nous promet-on)

Alors moi je décide de me caler à 110… Et devient une cible de la vindicte de plusieurs autres usagers.

Pourquoi rouler à 110km/h maxi en cas de pic de pollution ?

Les études de l’ADEME montrent que sur voies rapides, cela a du sens avec une diminution des émissions de NOx, de PM10 et de COV jusqu’à 20%

Puisque l’on consomme moins, on passe moins souvent à la pompe. C’est donc bon pour le portefeuille.

C’est aussi bon pour le stress : conduire vite demande plus de concentration, et que l’on soit – ou se considère – bon conducteur ou non, cet effort de concentration consomme notre énergie.

110kmh
En cas de pic de pollution, la vitesse sur autoroute est limitée à 110 km/h. Dangereux de respecter la consigne ?

Mais surtout, c’est la limite indiquée sur la route. Si tout le monde la respecte, la circulation sera fluide, pas besoin de freiner et accélérer en permanence.

Et sur ce point, que l’on soit 110-septique ou pas, il n’y a pas photo : accélérer, c’est enclencher un mécanisme qui va demander de l’énergie, pendant la phase d’accélération, mais aussi pendant les minutes suivantes, le temps que le véhicule se stabilise à nouveau.

Regarder votre jauge de consommation instantanée la prochaine fois que vous accélérerez, c’est flagrant.

Alors pourquoi me suis-je pris des appels de phares en quantité, ainsi que quelques signes étranges à travers le pare-brise, tandis que je respectais tranquillement cette consigne bonne pour la planète, mon niveau de stress et mon portefeuille ?

Pourquoi ne pas rouler à 110km/h en cas de pic de pollution ?

Parce que cette mesure porte atteinte à la liberté individuelle d’arriver 9 minutes plus tôt à Lyon ?

Parce que suivre une mesure écologique, c’est uniquement si cela ne représente aucune contrainte pour moi ?

Nous n’arrivons pas à faire disparaitre le glyphosate de nos assiettes (ce serait la fin de l’agriculture française parait-il), il y a retour en arrière sur les couverts jetables qui ne seront plus interdits aussi vite que prévu (ce serait la fin de… de quoi en fait ?), le non-respect du STOP PUB n’est pas sanctionné (ce serait la fin de… la grande distribution ???)

Nous ne sommes pas prêts à accepter quelques contraintes pour préserver quelque chose de plus grand que nous. L’écologie n’aurait pas d’autre choix que de devenir contraignante.

Merci aux étudiants qui manifestaient il y a quelques jours pour nous rappeler que c’est tout leur avenir qui est en jeu, pas 9 minutes de notre quotidien immédiat.

Moi je vais continuer à rouler à 110km/h pendant les pics de pollution.

Et pour le futur conducteur qui hurlera derrière ma petite voiture : Vous pouvez me traiter de c$@!@@sse autant que vous voulez, j’assume mon nouveau rôle d’éco-terroriste et vous impose mon choix pour la planète.

Le calcul : 108 km entre la sortie de Chambéry et l’entrée de Lyon – Soit 59 minutes  à 110 km/h et 49,8 minutes à 130 km/h (Surtout que ce jour-là, d’après Mappy, le trajet a duré 1h07 suite à un bouchon à l’embranchement avec l’autoroute de Grenoble…)

Et vous, vous êtes prêt à donner 10 minutes pour moins d’émissions ? Laisser nous votre point de vue en commentaire.

Le 21 mars, c’est la journée internationale des forêts

Journée internationale des foretsLe 21 mars, c’est la journée internationale des forêts. Encore une journée proclamée par l’Organisation des Nations Unies. Mais pourquoi cette journée ?

Rappeler à quoi servent les forets

Il semble nécessaire de rappeler au monde à quoi servent les forêts.

Mais la décision des Nations Unies est d’abord de nous parler des emplois qui en dépendent, avant de développer son impact social – la ballade, le sport… – pour enfin arriver à son rôle dans la maitrise de l’environnement… Une hiérarchie qui nous interroge.

Néanmoins, dans une époque où l’on nous montre plus souvent des images de déforestation et d’orang-outans chassés de leur lieu de vie, il est agréable de prendre le temps de regarder comment se sont développer tous ces arbres plantés depuis la première édition en 2014.

Ne boudons pas notre plaisir !

 

Que faire pendant la journée internationale des forêts

De nombreuses manifestations sont prévues, la liste complète est disponible sur le site https://www.journee-internationale-des-forets.fr

  • Pour les enfants, de nombreuses ballades éducatives sont prévues mercredi après-midi
  • Nous, nous serons au forum sur « Vivre de la forêt » organisé samedi à Annecy, pour ne jamais oublié le côté social et les possibilités de ré-insertion qu’offre la nature.