Engagement 0 déchets

Mercredi dernier, j’ai eu la grande joie d’intervenir dans le cadre de la semaine du développement durable organisée par le Pays Rochois en témoignant de ma vie 0 déchets. Retour sur une soirée dense en réaction et en émotions.

Première approche : l’audit de poubelle

Audit de poubelle
Audit de poubelle par l’association Nature et Environnement en Pays Rochois

Il y a plusieurs façon d’aborder le 0 déchet, et la première consiste à prendre conscience de la nature et de la quantité de déchet que nous générons tous, individuellement. Cette première approche a été animée par l’association Nature et Environnement en Pays Rochois, et le visuel était à la hauteur du défi !

Il s’agissait en effet de prendre une poubelle et de la vider intégralement en se posant pour chaque déchet les questions suivantes : Est-ce que j’aurais pu m’en passer ? Est-ce qu’il y avait un moyen de faire autrement ? Que va-t-il advenir du déchet qui reste maintenant ?

Bien sur, la responsabilité des industriels a été mise en avant par le public, et il est vrai que nous n’avons pas demandé à avoir une telle quantité de packaging, mais il est toujours utile de rappeler que nous avons le choix, et qu’aujourd’hui, chacun de nos choix en matière de consommation est un acte politique : Refuser l’emballage plastique, c’est dire à l’industrie que nous n’acceptons plus ce mode de consommation. Demander à utiliser son propre emballage chez le boucher, ou demander des bouteilles consignées à son caviste, c’est lui dire qu’il existe maintenant de nouvelles exigences du public, et que s’il nous suit dans cette démarche il fidélisera d nouveaux clients.

Cette première partie a été riche d’échanges, et certains dans le public ont pris l’engagement immédiat de changer leurs habitudes.

Mon approche : Qui a fabriqué ce produit ? Et dans quelle conditions ?

Intervention In Quarto Pays Rochois
Mon intervention sur ma vie sans poubelle

Pour ma part, j’ai raconté mon cheminement vers le zéro déchet qui est l’aboutissement d’une longue réflexion commencée lorsque j’ai appris à coudre.

Si le lien entre les deux n’est pas évident à priori, j’ai pu expliquer comment, en fabriquant moi-même mes vêtements, j’en suis venue à me demander comment il était possible de trouver des tee-shirt à 4€ dans les chaines de boutiques les plus connues. Et ce que j’ai trouvé en cherchant un peu, que ce soit sur la gestion des sols où pousse le coton, les conditions de travail des agriculteurs (loin, très loin de chez nous, là où les règles de sécurité et de respect de l’environnement ne sont pas les mêmes qu’ici) ou encore celles des femmes qui assemblent les vêtements, des dockers qui chargent les bateaux à destination de l’Europe…

Cette approche me semble aussi importante que celle qui consiste à prendre conscience de la masse et de la nature de nos déchets : il faut nous souvenir de comment sont fabriqués ces produits « jetables » – et les tee-shirts à 4€ sont des produits jetables. Il faut aussi prendre en compte les conditions de travail des personnes qui oeuvrent pour nous fabriquer un accessoire vestimentaire de plus, une boite de rangement de plus, et que sais-je encore. Alors que nous nous considérons comme éclairés et champions de la démocratie, nous avons finalement tout un contingent d’esclaves qui triment pour nous dans des sweatshops à l’autre bout du monde.

Pour conclure, je souhaite revenir sur cette image partagée le 8 mars lors de la journée de l’égalité (appelée « journée de la femme »…) qui me semble une bonne illustration de la difficulté à être cohérent entre nos valeurs et nos choix de consommation lorsque nous ne sommes pas au fait des réalités de production : Est-ce que votre tee-shirt au message féministe a permis l’émancipation de la femme qui l’a produit ?

Empowering women

Le 21 mars, c’est la journée internationale des forêts

Journée internationale des foretsLe 21 mars, c’est la journée internationale des forêts. Encore une journée proclamée par l’Organisation des Nations Unies. Mais pourquoi cette journée ?

Rappeler à quoi servent les forets

Il semble nécessaire de rappeler au monde à quoi servent les forêts.

Mais la décision des Nations Unies est d’abord de nous parler des emplois qui en dépendent, avant de développer son impact social – la ballade, le sport… – pour enfin arriver à son rôle dans la maitrise de l’environnement… Une hiérarchie qui nous interroge.

Néanmoins, dans une époque où l’on nous montre plus souvent des images de déforestation et d’orang-outans chassés de leur lieu de vie, il est agréable de prendre le temps de regarder comment se sont développer tous ces arbres plantés depuis la première édition en 2014.

Ne boudons pas notre plaisir !

 

Que faire pendant la journée internationale des forêts

De nombreuses manifestations sont prévues, la liste complète est disponible sur le site https://www.journee-internationale-des-forets.fr

  • Pour les enfants, de nombreuses ballades éducatives sont prévues mercredi après-midi
  • Nous, nous serons au forum sur « Vivre de la forêt » organisé samedi à Annecy, pour ne jamais oublié le côté social et les possibilités de ré-insertion qu’offre la nature.

Coup de coeur – Campagne d’affichage de la ville de Cluses

Gros coup de coeur pour les affiches que l’on peut voir actuellement sur les abribus de la ville de Cluses… Même si le message en lui même est un peu déprimant.

Il s’agit de rappeler qu’un déchet, ça se jette dans une poubelle et pas par terre dans la ville.

Cette campagne est le fruit d’une collaboration avec les élèves du lycée Charles Poncet… Comme quoi la nouvelle génération prend ces problèmes au sérieux et agit.

IMG_0137