Semaine du compostage – 5 astuces pour éviter de gaspiller les fruits et les légumes

Nous sommes au milieu de la semaine du compostage… Qui dure 2 semaine cette année.

De nombreuses initiatives sont proposées partout en France, et la liste est consultable sur le site https://www.semaineducompostage.fr

Mais le compostage est-il la solution miracle ? Si nous adoptons des vers sur notre balcon ou dans notre cuisine, c’est toujours à nous de définir ce que nous mettrons dans notre compost.

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Le compostage c’est 20% de volume de moins dans les poubelles. Mais attention à ne pas en faire un alibi pour oublier le gaspillage alimentaire.

Le compostage réduit en moyenne de 20% le volume de notre poubelle

Ces chiffres sont ceux de l’ADEME. Tout foyer commençant à composter voit sa poubelle réduire de 20% en moyenne.

Insuffisant si l’on est dans une démarche 0 déchets, mais c’est un pas important dans la bonne direction.

Surtout que ces déchets, 100% organiques, sont une source d’énergie qui ne sera pas perdue.

Mais attention, composter ne doit pas nous amener à jeter plus

Il y a souvent un effet pervers lorsque l’on adopte le composteur. C’est en effet un moyen de se dédouaner des conséquences du gaspillage alimentaire.

Si l’on continue d’acheter des fruits et des légumes que finalement on ne consomme pas, remplir le compost plutôt que la poubelle est une avancée sur la gestion des poubelles, mais pas sur la surconsommation en général.

Les fruits et les légumes achetés frais ne sont pas passés par un processus industriel qui les rend artificiellement résistant au temps qui passe. Ils pourrissent. C’est leur processus de dégradation normal.

5 astuces pour éviter de gaspiller les fruits et les légumes

  1. Faire une liste avant d’aller faire les courses : Cela permet de vérifier ce que l’on a encore, et de planifier les repas des jours à venir. Ainsi, on n’achète que ce dont on a réellement besoin. Et si on craque sur un produit « confort » pas prévu – ça nous arrive à tous, il suffit de diminuer la liste d’une portion de produit plus sain.
  2. Aller au marché plutôt qu’au supermarché : Les tentations sont moins nombreuses, même s’il est encore possible de « craquer » sur trop de produits différents.
  3. Laisser la corbeille de fruits sur le comptoir : Mettre ses fruits en visibilité, c’est les avoir sous les yeux au moment de préparer le repas, ou encore au moment où frappe une petite faim. Plutôt que d’aller vers les gâteaux emballés (et qui se conservent presque éternellement….) les fruits sont là et n’attendent qu’à être croqués.
  4. Faire des compotes et des soupes : Personnellement, j’ai toujours une pomme et une pomme de terre sous la main. Si certains produits s’abiment, pourrissent plus rapidement que prévu, j’ai toujours la possibilité de faire une compote avec les fruits, ou une soupe avec les légumes.
  5. Renoncer au frigo : C’est un peu extrême ? Pourtant nos fruits et nos légumes n’ont rien à y faire. Les oeufs non plus d’ailleurs. Ainsi, le frigo ne sert que pour la viande et les laitages, ainsi que tous les produits manufacturés. Si vous n’êtes pas végétarien, optez pour un frigo plus petit, et laisser vos légumes à l’extérieur.

Je suis une éco-terroriste, je roule à 110km/h pendant les pics de pollution

Vendredi 1er mars, entre Chambéry et Lyon.

Partout, les panneaux de l’AREA annoncent un pic de pollution, et une limitation de la vitesse à 110km/h (avec contrôle radar nous promet-on)

Alors moi je décide de me caler à 110… Et devient une cible de la vindicte de plusieurs autres usagers.

Pourquoi rouler à 110km/h maxi en cas de pic de pollution ?

Les études de l’ADEME montrent que sur voies rapides, cela a du sens avec une diminution des émissions de NOx, de PM10 et de COV jusqu’à 20%

Puisque l’on consomme moins, on passe moins souvent à la pompe. C’est donc bon pour le portefeuille.

C’est aussi bon pour le stress : conduire vite demande plus de concentration, et que l’on soit – ou se considère – bon conducteur ou non, cet effort de concentration consomme notre énergie.

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En cas de pic de pollution, la vitesse sur autoroute est limitée à 110 km/h. Dangereux de respecter la consigne ?

Mais surtout, c’est la limite indiquée sur la route. Si tout le monde la respecte, la circulation sera fluide, pas besoin de freiner et accélérer en permanence.

Et sur ce point, que l’on soit 110-septique ou pas, il n’y a pas photo : accélérer, c’est enclencher un mécanisme qui va demander de l’énergie, pendant la phase d’accélération, mais aussi pendant les minutes suivantes, le temps que le véhicule se stabilise à nouveau.

Regarder votre jauge de consommation instantanée la prochaine fois que vous accélérerez, c’est flagrant.

Alors pourquoi me suis-je pris des appels de phares en quantité, ainsi que quelques signes étranges à travers le pare-brise, tandis que je respectais tranquillement cette consigne bonne pour la planète, mon niveau de stress et mon portefeuille ?

Pourquoi ne pas rouler à 110km/h en cas de pic de pollution ?

Parce que cette mesure porte atteinte à la liberté individuelle d’arriver 9 minutes plus tôt à Lyon ?

Parce que suivre une mesure écologique, c’est uniquement si cela ne représente aucune contrainte pour moi ?

Nous n’arrivons pas à faire disparaitre le glyphosate de nos assiettes (ce serait la fin de l’agriculture française parait-il), il y a retour en arrière sur les couverts jetables qui ne seront plus interdits aussi vite que prévu (ce serait la fin de… de quoi en fait ?), le non-respect du STOP PUB n’est pas sanctionné (ce serait la fin de… la grande distribution ???)

Nous ne sommes pas prêts à accepter quelques contraintes pour préserver quelque chose de plus grand que nous. L’écologie n’aurait pas d’autre choix que de devenir contraignante.

Merci aux étudiants qui manifestaient il y a quelques jours pour nous rappeler que c’est tout leur avenir qui est en jeu, pas 9 minutes de notre quotidien immédiat.

Moi je vais continuer à rouler à 110km/h pendant les pics de pollution.

Et pour le futur conducteur qui hurlera derrière ma petite voiture : Vous pouvez me traiter de c$@!@@sse autant que vous voulez, j’assume mon nouveau rôle d’éco-terroriste et vous impose mon choix pour la planète.

Le calcul : 108 km entre la sortie de Chambéry et l’entrée de Lyon – Soit 59 minutes  à 110 km/h et 49,8 minutes à 130 km/h (Surtout que ce jour-là, d’après Mappy, le trajet a duré 1h07 suite à un bouchon à l’embranchement avec l’autoroute de Grenoble…)

Et vous, vous êtes prêt à donner 10 minutes pour moins d’émissions ? Laisser nous votre point de vue en commentaire.