Trop de prospectus dans nos boites aux lettres – chapitre 2

Le sujet revient fréquemment dans les médias. Trop de prospectus dans nos boites aux lettres, trop de déchets généré par les grandes enseignes « pour rien »

10 mois après le dernier débat sur le sujet, quelle est l’évolution des chiffres ?

Il y a 10 mois, il y avait trop de prospectus dans nos boites aux lettres

L’article de la revue Que Choisir est toujours disponible en ligne : https://bit.ly/2yL56Li

Le principal intérêt de cet article était de mettre en avant non seulement le cout écologique de ces prospectus, mais aussi le cout économique, notamment celui qui est supporté, au final, par le consommateur – Oui, c’est vous et moi qui finançons ces campagnes puisque nous sommes la principale source de revenu de ces magasins.

Et c’est encore dans nos impôts locaux que se répercute le cout de traitement de ces déchets. Vous emmenez le prospectus à la poubelle de recyclage ? Bien. Mais qui emmène ensuite la poubelle jusqu’au centre de retraitement ? Le transport a un cout pour la collectivité, et le traitement aussi.

Moins de prospectus dans nos boites aux lettres 10 mois plus tard ?

La situation a-t-elle évoluée depuis cette enquête de fond ?

Si Monoprix a annoncé l’arrêt de cette forme de communication en début d’année (voir notre article en lien : https://bit.ly/2JwIC62) cette chaine n’était pas sur le podium des distributeurs de prospectus.

Il y a bien sur le STOP PUB. En place depuis 2004, il est apposé sur environ 20% des boites aux lettres en France.

STOP PUB et prospectus dans nos boites aux lettres
Pour lutter contre le trop plein de prospectus dans nos boites aux lettres… Lorsque le STOP PUB n’est pas respecté

Mais là encore, le respect de la demande du citoyen est diversement respectée. J’ai la chance de vivre dans une commune où le STOP PUB sur ma boite m’assure qu’aucun prospectus ne sera déposé dans ma boite aux lettres. Mais ce n’est pas le cas partout.

Pourtant, son respect est une obligation.

Pour citer les informations disponibles sur le site STOP PUB : « En application de l’art. R633-6 du code pénal, déposer des publicités dans une boîte aux lettres qui dispose d’un STOP PUB revient à déposer des objets de quelque nature qu’ils soient sans l’autorisation de celui qui a la jouissance de la boîte aux lettres. Cette infraction est punie d’une contravention de 3ème classe (450 euros), amende multipliée par 5 si cette infraction est commise par une personne morale (société, organisme, etc.) comme le précise l’art. 131-38 du code pénal. »

Vous le saviez ?

Vous le faites respecter ?

Il est triste de constater que le site a du mettre à disposition des affiches de rappel à la loi… et des formulaires de plainte. C’est à nouveau à l’usager de la boite aux lettres de faire la démarche, une deuxième fois.

Quelles sont vos idées pour réduire encore cette pollution, sans avoir besoin de recourir à la loi ? Partagez vos idées en commentaires.

Supprimer les prospectus, c’est bien. Mais pas les miens

La tendance est à la réduction des prospectus, flyers, et autres tracts, surtout ceux des grandes chaines de magasins. Pourtant, ils restent un must dans l’arsenal du créateur d’entreprise ou de l’organisateur d‘événement.

Un dilemme pas évident à régler pour les éco-entrepreneurs.

Supprimer les prospectus
Réduire les quantités de prospectus : une nécessité impossible ?

Les français atypiques face à la suppression des prospectus

Pendant longtemps, les français sont restés atypiques dans leur comportement face au prospectus. Contrairement aux autres Européens, et encore plus aux Américains, le prospectus papier reste le média de choix loin devant la Newsletter ou la publicité numérique considérées comme agressives. (voir l’article de La Revue Digitale en lien ici :https://www.larevuedudigital.com/fan-de-prospectus-top-enerve-par-la-publicite-internet-le-francais-est-atypique/)

Mais ça bouge, et Monoprix annonçait en janvier sur BFM.TV l’arrêt immédiat de ce mode de communication

Pourtant, le prospectus reste un « must » dans la palette du créateur d’entreprise ou pour l’organisation d’événements

Sans le prospectus ni flyer, comment faire connaitre mon entreprise ou mon événement?

  • Il y a Facebook, mais tout le monde n’est pas sur Facebook.
  • Il y a Instagram, mais ça ne marche que pour les jeunes – parait-il
  • Il y a toujours la presse, mais un encart peut couter très cher
  • Il y a les campagnes d’affichages, mais nos cibles n’emmèneront pas l’affiche avec elles, et l’oublieront peut-être.

Le prospectus serait-il donc la seule solution ?

Proposer des alternatives pour supprimer les prospectus

La plus grosse partie des prospectus vient de la grande distribution : Supermarché, grandes chaines de magasins de meubles ou de déco… Qui sont en mesure de mettre en place des alternatives qui leur appartiennent :

  • La plupart propose leurs catalogues et promos sur leur site internet, pour la plupart agrégés sur des sites qui en font la synthèse pour les utilisateurs (plateforme type Promoalert, Prospectuschezmoi, et beaucoup d’autres encore)
  • Et on retrouve les mêmes sous forme d’applications disponibles sur les stores, avec les frais que cela implique d’avoir son développement IOS et Android propre.

Pour tout les autres, il ne reste que la solution papier… Ou la plateforme dédiée.

Aucune n’existant à ce jour, nous avons créé In Quarto.

Mais si In Quarto propose une alternative aux prospectus, nous nous retrouvons de la même façon confronté à la problématique de nous faire connaitre et de diffuser nos produits.

Pas une réunion client qui ne se termine par une version de la phrase « Qu’allez-vous donc me laisser pour que je me souvienne de vous ? », puisque, évidemment, nous ne laissons pas de prospectus.

Pour l’instant, nous avons opté pour la réduction du papier : nous laissons un simple A6, imprimé uniquement sur le recto, et en « ligne claire », qui inclut un QR code vers notre e-flyer.

flyer In Quarto
Réduction des flyers : le flyers est un A6 recto uniquement qui renvoie vers un e-flyer bien plus complet, consultable sur mon téléphone

C’est la solution retenue aujourd’hui par la majorité de nos clients, et c’est une première étape importante lorsque l’on propose une alternative.

Pour vous faire une idée, vous pouvez scanner le code proposé sur notre flyer et accéder ainsi à notre e-flyer, ou encore voir l’article ici sur l’expérience vécue dans le cadre de Naturellia 2018 avec un programme d’exposition passé de 5 pages A4 à 1 flyer A6 recto-verso.

Et vous, quelle est votre rapport au prospectus ? Faites-vous partie des 83% de français qui s’y disent encore très attaché, ou avez-vous adopté le 0 papier ?

Si vous naviguez quelque part entre ces deux extrémités, dites-nous en commentaires où vous en êtes, et comment vous le gérez au quotidien.

La différence entre Chercher et Découvrir

ou pourquoi nous utilisons toujours des prospectus dans un monde où (presque) tout le monde a un site web responsive

Une nouvelle donne : tout ce que vous cherchez est disponible sur le web

Toutes les informations concernant nos activités sont disponibles en ligne, sur notre site web, qui est responsive, c’est-à-dire s’adapte à la taille de l’appareil sur lequel il est affiché. Elles sont donc consultables par tous, à tout moment. Et toute personne qui lance une recherche sur Google nous trouvera – car notre site est bien conçu, avec les bons mots clés.

C’est vrai pour tous mes clients aujourd’hui. Et c’est l’argument qui m’est systématiquement opposé lorsque je présente l’application In Quarto : Nous n’avons pas besoin d’une appli, nous avons un site responsive.

Alors pourquoi continuer à faire des affiches et des flyers pour chaque spectacle ou événement ?

Pour permettre la découverte

 

Découvrir n’est pas toujours chercher

Celui qui cherche une information ou un événement « tombera » sur votre site. Il est en recherche.

Le prospectus permet de faire découvrir à celui qui ne cherchait pas forcément.

C’est là tout simplement ce que nous proposons : Permettre la découverte de votre activité ou vos événements… Mais sans les aspects néfastes du prospectus

 

Les 5 différences entre chercher et découvrir

1 – Lorsque je cherche, je suis installée pour le faire, j’ai préparé mon appli pocket (ou un papier et un crayon) et je suis prête à prendre des notes.

Quand je découvre, cela me tombe dessous au moment où je m’y attends le moins, et je n’ai pas toujours le temps de m’arrêter, ni un stylo sous la main.

2 – Lorsque je cherche, j’ai un but précis et je vais me souvenir des réponses obtenues car elles correspondent à un besoin – c’est bien pour cela que j’ai commencé une recherche.

Quand je découvre, l’information n’a pas forcément un rapport avec ce qui m’occupe l’esprit à ce moment-là, et je ne vais pas toujours la retenir.

detective-788592_1920
Chercheur ou Découvreur ?

3 -Lorsque je cherche, j’ai mes méthodes, mes pistes habituelles, mes outils fétiches vers lesquels je m’oriente en priorité.

Quand je découvre, cela peut arriver par n’importe quel média, souvent celui que je n’aurais pas exploré de moi-même.

4 – Lorsque je cherche, je demande conseil à mes proches et mon cercle d’amis.

Quand je découvre, cela peut être à l’initiative d’inconnus que je ne reverrai jamais, avec lesquels je n’aurai même pas de contact dans la vie réelle.

5 – Lorsque je cherche, je ne trouve pas forcément. Je peux même trouver tout à fait autre chose, et passer du côté de la découverte.

Quand je découvre, il y a toujours quelque chose d’inédit dans ma vie ensuite.

 

Les recherches d’aujourd’hui, les découvertes à venir

Aujourd’hui, pour les recherches, il y a Google ou Ecosia, et wikipedia qui remplace l’encyclopédie.

Et les principaux vecteurs de découverte, hormis Facebook et la télé, sont les newsletters – et les spams – les affiches et les prospectus.

C’est pour proposer une alternative que nous avons créé In Quarto.

Le vrai coût d’un flyer

Le coût « officiel », affiché d’un flyer est facile à trouver. Il suffit de lancer une recherche Google, et vous aurez pléthore de propositions, de 12€ HT les 1000 flyers (imprimés où ?) à 32€ HT les 250 pour une impression sur papier recyclé avec une encre propre, et cela uniquement sur la première page de résultats.

Quel est le coût d’un flyer ?

Mais ces tarifs ne prennent pas en compte la totalité des coûts liés à la production d’un flyer.

Le flyer doit être imprimé, ce qui nécessite du papier, de l’encre, de l’énergie et de l’eau. Le papier doit être produit avant d’être imprimé, à partir de matière première, bois ou papier recyclé, mais là encore il faut de l’énergie, de l’eau… et quelques produits chimiques. Les encres aussi doivent être fabriquées à partir de ressources de plus en plus naturelle, mais qu’il faut extraire et raffiner. Cela nécessite encore une fois de l’eau et de l’énergie. Et chaque élément doit être transporté jusqu’à l’imprimerie, et enfin le flyer doit être transporté jusqu’à son lieu de diffusion… Tout cela pour finir à la poubelle.

Le coût total pour la planète nous est de plus en plus facile à trouver, et même si nous ne pouvons pas prendre la responsabilité de tout le processus sur nos seules épaules, s’informer et comprendre, c’est déjà agir.

Le vrai cout d'un flyer
Les éléments oubliés qui font le coût complet du flyer : matières première, eau, énergie grise…

Les éléments oubliés du coût d’un flyer

  • Nous savons qu’il est préférable d’utiliser un papier recyclé, ou issu de forêts gérées durablement, pour limiter la déforestation et ses conséquences pour les espèces animales et le climat. 1 arbre abattu sur 4 est utilisé pour faire du papier, 40% de la production de bois sert à faire du papier ou du carton, … Ce n’est plus anecdotique.
  • L’impact des encres sur l’environnement est reconnu, elles sont classées Déchets Dangereux DIS (Déchets Industriels Spéciaux). Plus personne aujourd’hui n’accepterait de voir un cours d’eau changer de couleur d’un jour sur l’autre en fonction des activités d’une imprimerie en amont. Et le développement des encres dites végétales semble aller dans le bon sens niveau toxicité, même si les experts ne sont pas encore tous d’accord à ce sujet.
  • Pour fabriquer ce papier et ces encres, il faut de l’énergie, mais aussi de l’eau. beaucoup d’eau.
  • L’énergie grise… Nous savons aujourd’hui tous de quoi il s’agit : le transport d’un point à un autre n’est pas neutre – Consommation d’hydrocarbure et gaz à effet de serre relâché dans l’atmosphère
  • Recycler est une amélioration forte de notre gestion des déchets : Nous ne les renvoyons plus dans l’environnement mais ré-utilisons la matière première encore et encore (jusqu’à 5 fois) Mais recycler consomme toujours de l’énergie et de l’eau, et cela doit être rajouter sur la note environnementale du flyer.

Recycler reste une meilleure solution que de jeter sans trier. Moi-même je recycle les papiers dont je ne peux pas me passer. Mais la meilleure solution, c’est encore de ne pas créer de supports physiques, et ainsi de ne pas avoir besoin de les recycler.

La solution In Quarto pour limiter le coût écologique des flyers

L’application In Quarto permet de ne pas avoir recourt à ces supports physiques.

qr-code
QR code du e-flyer In Quarto « Comment ça marche »

Faites un essai par vous même : scanner le code ci-contre qui vous amènera sur notre flyer, 100% dématérialisé.

 

NB : Vous n’avez pas encore l’application In Quarto ? Cliquer sur le lien à droite pour accéder directement à l’application dans l’Applestore ou Google Play.